« Il n’est d’espoir aussi solide que l’Europe »

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Dans une tribune au « Monde », L’écrivain espagnol Antonio Muñoz Molina fustige le repli sur soi qui nous a fait perdre de vue ce qu’est l’Union européenne : « la région du monde où, malgré tout, les citoyens jouissent de droits tangibles qui n’existent nulle part ailleurs.

Extraits

 

« Beaucoup de nos jeunes, de nos travailleurs et de nos chômeurs se plaignent à juste titre des injustices qui ont cours en Europe, des inégalités croissantes, de la disparition d’un horizon d’espoir, fût-il modeste.

Mais nous n’avons pas su expliquer, nous qui avons un tant soit peu de connaissances sur le monde, que cette Europe si marquée par les injustices est aussi la région du monde où il y a le plus de protection sociale et où, malgré tout, les citoyens jouissent de droits tangibles qui n’existent nulle part ailleurs ».

« L’Union européenne est un champ clos d’éducation publique, de santé publique, de transports publics, de villes habitables, dans un monde où les personnes se trouvent de plus en plus démunies et soumises à la cruauté d’un capitalisme qui ne vise que le bénéfice immédiat des plus riches ».

« De façon imparfaite, sans doute, malgré de terribles carences et de très graves erreurs, l’Union européenne est la seule institution politique qui défende les principes universels de légalité et de liberté sur la scène mondiale ».

« Il n’est d’espoir aussi solide que l’Europe. C’est pourquoi il est si urgent de se dresser pour la défendre ».

Pour une « Renaissance » de l’Europe (1/4)

D’abord se souvenir des acquis de l’Europe

Les plus connus : 75 ans de paix / une monnaie commune / ERASMUS / la libre circulation des personnes / le cofinancement d’un grand nombre de projets du quotidien / le financement de la politique agricole commune (47% du revenu de nos agriculteurs)…

Pour une Europe qui protège (encore) plus

En matière économique

Face aux grands pays (États-Unis, Chine…) et face aux Multinationales (GAFAM…)

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En matière de défense et de lutte contre le terrorisme

Dans un monde où le terrorisme reste une menace, où les dépenses militaires mondiales augmentent, où des guerres de basse intensité se déroulent à nos portes (Ukraine…), il est nécessaire de constituer une réponse à une échelle comparable aux puissances mondiales (USA, Chine, Inde, Russie), ce que constitue l’Europe.

L’Europe agit et doit agir :

  • par la création d’une Europe de la défense, relancée par Emmanuel MACRON
  • par la coopération renforcée des services de police et de justice au sein de l’union

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Face à l’immigration

  • Respecter la dignité humaine et les valeurs européennes en matière de droit d’asile et en améliorer les règles
  • Lutter avec humanité mais fermeté contre l’immigration économique à nos frontières comme dans les pays d’origine (aide au développement).

Il est plus facile de protéger notre frontière extérieure commune que de protéger tous individuellement notre frontière nationale.

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En matière d’aide publique au développement (APD) dans le monde, 1€ sur 2 (57% en 2017) provient de l’Union Européenne (Source).

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Issus du travail de 14 marcheurs,
réunis le 29 avril dans le cadre d’un atelier Europe
consacré à l’argumentation autour des enjeux européens
et du projet de la liste Renaissance
pour les élections du 26 mai prochain.

 

 

 

L’Europe : meilleure protectrice des souverainetés nationales !

« L’Europe est un continent du droit, qui nous protège dans l’expression de nos diversités.

A ceux qui opposent la souveraineté des États à une administration bruxelloise accusée d’être aussi pléthorique qu’anti-démocratique, nous répondons que cette union est la meilleure protectrice des souverainetés nationales dans la mesure où elle organise leurs divergences.

Ce projet est à l’opposé des empires-puissances qui prétendaient asservir le continent au bénéfice d’un seul.

Il n’est pas non plus la « prison des peuples » que des élites mondialisées auraient imaginée puis imposée.

Porté par la volonté de peuples qui ont aboli la guerre entre eux et partagent un même désir de liberté, le projet européen est un projet de solidarité inédit, qui vaut la peine d’être raconté et défendu. »

Extrait de la tribune Paru dans le Monde par un collectif d’historien.

Pour la Renaissance de l’Europe

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Nathalie Loiseau, tête de la liste Renaissance

Rassemblés autour d’une vision commune de l’Europe, et de la lettre d’Emmanuel MACRON « Pour une renaissance de l’Europe », ces 30 personnalités, avec des sensibilités politiques diverses, se sont engagées à se consacrer essentiellement à leur mandat européen si les Français leur font confiance le 26 mai prochain.

 

Voici la liste des trente premiers candidats de la liste Renaissance :

  • Nathalie Loiseau, tête de liste Renaissance pour les élections européennes. (Île-de-France)
  • Pascal Canfin, ancien président de WWF (Île-de-France).
  • Marie-Pierre Vedrenne, juriste et directrice de la Maison de l’Europe à Rennes (Bretagne).
  • Jérémy Decerle, exploitant agricole et président des Jeunes Agriculteurs (Bourgogne-Franche-Comté).
  • Catherine Chabaud, navigatrice et journaliste (Pays de la Loire).
  • Stéphane Séjourné, directeur de campagne (Nouvelle-Aquitaine).
  • Fabienne Keller, sénatrice (Grand-Est).
  • Bernard Guetta, spécialiste de géopolitique internationale (Île-de-France).
  • Irène Tolleret, vigneronne et conseillère départementale (Occitanie).
  • Stéphane Bijoux, directeur des rédactions des télés Outre-mer chez France Télévision (Réunion).
  • Sylvie Brunet, juriste et présidente de la section Travail et Emploi du Conseil économique social et environnemental (Provence-Alpes-Côte d’Azur).
  • Gilles Boyer, ancien conseiller du Premier ministre (Île-de-France).
  • Stéphanie Yon-Courtin, maire de la commune Saint-Contest dans le Calvados (Normandie).
  • Pierre Karleskind, vice-président du Conseil régional de Bretagne, en charge de la mer et des infrastructures portuaires (Bretagne).
  • Laurence Farreng, directrice de communication à Pau (Nouvelle-Aquitaine).
  • Dominique Riquet, député européen (Hauts-De-France).
  • Véronique Trillet-Lenoir, chef de service d’oncologie médicale du Centre Hospitalier Lyon Sud (Rhônes-Alpes).
  • Pascal Durand, député européen (Île-de-France).
  • Valérie Hayer, vice-présidente du Conseil départemental de la Mayenne (Pays de la Loire).
  • Christophe Grudler, conseiller départemental du Territoire de Belfort (Bourgogne-Franche-Comté).
  • Chrysoula Zacharopoulou, gynécologue-chirurgienne et co-fondatrice de l’association Info-endométriose (Grèce).
  • Sandro Gozi, ancien secrétaire d’État italien aux affaires européennes (Italie).
  • Ilana Cicurel, avocate (Île-de-France).
  • Max Orville, directeur d’école (Martinique).
  • Catherine Amalric, médecin et adjointe au maire à Aurillac (Auvergne-Rhône-Alpes).
  • Guy Lavocat, référent du département Puy-de-Dôme et spécialiste des questions de défense (Auvergne-Rhône-Alpes).
  • Charline Mathiaut, gestionnaire immobilier (Auvergne-Rhône-Alpes).
  • Xavier Fournier, conseiller municipal de Nantes (Pays de la Loire).
  • Nawel Rafik-Elmrini, avocate et adjointe aux affaires européennes à Strasbourg (Grand Est).
  • Mao Péninou, ancien adjoint à la Mairie de Paris (Île-de-France).

Toutes les biographies des candidats : https://eu-renaissance.org/fr/candidates

 

Pour une Renaissance européenne

(Extrait de la tribune d’Emmanuelle Macron parue dans 28 pays)
Texte intégral : 190304 Tribune EM Europe

Liberté, protection, progrès. Nous devons bâtir sur ces piliers une Renaissance européenne. Nous ne pouvons pas laisser les nationalistes sans solution exploiter la colère des peuples.

Donnons un sens aux élections à venir et à notre projet. A vous de décider si l’Europe, les valeurs de progrès qu’elle porte, doivent être davantage qu’une parenthèse dans l’histoire. C’est le choix que je vous propose, pour tracer ensemble le chemin d’une Renaissance européenne.

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Les nationalistes se trompent quand ils prétendent défendre notre identité dans le retrait de l’Europe ; car c’est la civilisation européenne qui nous réunit, nous libère et nous protège.

Mais ceux qui ne voudraient rien changer se trompent aussi, car ils nient les peurs qui traversent nos peuples, les doutes qui minent nos démocraties.

L’Europe. C’est un succès historique : la réconciliation d’un continent dévasté, dans un projet inédit de paix, de prospérité et de liberté.

Ce projet continue à nous protéger aujourd’hui : quel pays peut agir seul face aux stratégies agressives de grandes puissances ? Qui peut prétendre être souverain, seul, face aux géants du numérique ? Comment résisterions-nous aux crises du capitalisme financier sans l’euro, qui est une force pour toute l’Union ?

L’Europe, ce sont aussi ces milliers de projets du quotidien qui ont changé le visage de nos territoires, ce lycée rénové, cette route construite, l’accès rapide à Internet qui arrive, enfin.

Défendre notre liberté

Le modèle européen repose sur la liberté de l’homme, la diversité des opinions, de la création. Notre liberté première est la liberté démocratique, celle de choisir nos gouvernants là où, à chaque scrutin, des puissances étrangères cherchent à peser sur nos votes.

Protéger notre continent

Aucune communauté ne crée de sentiment d’appartenance si elle n’a pas des limites qu’elle protège. La frontière, c’est la liberté en sécurité.

Je crois, face aux migrations, à une Europe qui protège à la fois ses valeurs et ses frontières.

Les mêmes exigences doivent s’appliquer à la défense. Nos frontières doivent aussi assurer une juste concurrence.

Retrouver l’esprit de progrès

L’Europe doit porter un projet de convergence plus que de concurrence, elle doit

  • instaurer pour chaque travailleur, un bouclier social lui garantissant la même rémunération sur le même lieu de travail, et un salaire minimum européen, adapté à chaque pays et discuté chaque année collectivement.
  • prendre la tête du combat écologique : 0 carbone en 2050, division par deux des pesticides en 2025
  • créer des emplois, en régulant les géants du numérique et finançant l’innovation